Anaïs

(Menuet)

Lorsqu'Anaïs se meut on peut mirer sa peau

qui se frotte menue à l'aurore poudrée

en sussurant un miel qui grise da capo

les nez que sa chair blanche enferme à son coffret.

 

Le nuque d'Anaïs ondoie bandée aux nues

pour maquiller encor son visage angelet

plus que pour soutenir sa tête suspendue

pure comme le lait chaude comme le lait.

 

Les fesses d'Anaïs se rient de la fossette

qui marque leur joue pleine avec un circonflexe :

car le corps d'Anaïs recèle en sa silhouette

délicate rondeur et finesse convexe.

 

Elle serre en ses bras un monde de blandices

qui tourne sans mentir autour de ses deux cuisses :

car la pureté pure à la pure Anaïs

souffle le cri et bat à son roux clitoris.