24 avril 2012

La chaise pliante

Avez-vous jamais eu cette impression, un jour, un soir, l’espace d’une seconde, d’avoir vécu le moment de votre vie - the time of your life, dirait notre bon feu Patrick Swayze ? Je ne parle pas là de ces instants plus ou moins attendus qui peuvent vendre du rêve - le jour de Votre rencontre, Sa demande genou en terre, le premier cri d’un nourrisson, ses premiers pas… Non, ce qui me vient, là tout de suite, c’est une chaise en toile pliante. Vous savez, une de ces chaises en tissu et en métal type chaise de camping à accoudoirs en... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Vieux poèmes : Anaïs

Anaïs (Menuet) Lorsqu'Anaïs se meut on peut mirer sa peau qui se frotte menue à l'aurore poudrée en sussurant un miel qui grise da capo les nez que sa chair blanche enferme à son coffret.   Le nuque d'Anaïs ondoie bandée aux nues pour maquiller encor son visage angelet plus que pour soutenir sa tête suspendue pure comme le lait chaude comme le lait.   Les fesses d'Anaïs se rient de la fossette qui marque leur joue pleine avec un circonflexe : car le corps d'Anaïs recèle en sa silhouette délicate rondeur et... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Vieux poèmes : Reste

Reste Je suis restée près de ta peau à regarder la nuit passer dehors Mais moi j'étais dedans avec ta joue juste à côté   Je ne peux plus dormir je ramasse mes restes : à force de rester à voir la nuit passer elle est partie, elle est partie, et moi je reste là à me demander si je n'ai pas rêvé.   Je ne sais même plus quelle nuit ce put être au milieu de ma nuit perpétuelle et hantée je rêve mes réveils et je songe éveillée que je ne suis qu'un rêve à se voir apparaître.   À force de traîner mes fantômes... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Vieux poèmes : Mon oeil en face

Mon oeil en face de ta face épie ton oeil en vis-à-vis. Nez à nez peu à peu s'espacent nos yeux l'un à l'autre asservis. À côté de nous nous luttons, égarés, nus comme des vers et loin j'examine de front de l'autre le globe oculaire blanc, le soleil haut éclaire haut nos deux crânes juste dessus, étudie nos vides cachots juste de front et au-dessus. Ta lèvre fait une moue de côté profonde entrouvrant son souffle léger qui prend fragile et rejette absolu l'air qu'il veut et celui qu'il ne veut plus. À ton oeil levé bat... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Vieux poèmes : Et jouir entre tes bras

c'est fou comme la douche était bonne ce soir ; les doux petons frisquets ; satisfait le miroir. Le gel semble moelleux, la souffrance douillette Equipollent celà de jouir entre tes bras.   Culottes en coton, satin et dentelle   Le bois rit à la poupe avarié par le sel bousculant les siphons draguant des étincelles et bouffant de l'étoile autant que du limon.   Culottes en coton, satin et dentelle   Le ciel est rond ce soir comme ta joue bel homme ; Le tissu est poli ;  le bien-être m'assomme. ... [Lire la suite]
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26 avril 2012

La littérature

Il n’y a pas longtemps on a critiqué un de mes textes sur un site de diffusion et d’évaluation. C’était un texte sans prétention qui à l’origine n’était destiné, comme les cassettes vidéos ou les dvd, qu’à un usage privé : c’était une lettre d’amour. C’est vrai qu’elle n’avait pas sa place sur ce site. Mais voilà que mon détracteur pose une question intéressante : il cite ma première phrase : « Tu sais bien comme moi comme la nuit se gonfle dans ces cas-là », ou quelque chose du genre, et poursuit avec cette... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Roman en cours, extrait 1

Samedi 14 juin     Je suis un chien. Un putain de clébard. Tout à l’heure dans la voiture quand Meunier m’emmenait au cocktail de mon cul, moi ça m’allait le silence. Mais il a ouvert sa gueule. À un feu rouge il a dit en prenant l’air pas comme d’habitude, l’air du pro qui se relâche, généreux, le mec, grand seigneur c’est dimanche, il a dit un truc genre : vous devriez vous mettre plus souvent en robe Virginie ça vous va bien. Ha, j’ai répondu, et j’ai regardé très loin par la fenêtre, mais yavait un mur et j’avais... [Lire la suite]
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26 avril 2012

De ce monde, extrait 4

Tandis que Marion pensait encore, Mélissa s’était levée et voletait du buffet à la piste de danse – car la musique venait de reprendre – et de la piste de danse au buffet, intégrant au passage avec la même facilité déconcertante un attroupement de jeunes écervelées et une réunion de couples ennuyeuse. Elle flattait les dos de la main, se souvenait des noms et des détails, était accueillie partout avec le même sourire sincère et familier. A chaque halte au buffet, elle se servait un verre de punch et venait en donner un deuxième à... [Lire la suite]
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26 avril 2012

De ce monde, extrait 3

Il faisait encore clair à neuf heures et demie et Marion, en sortant de sa voiture, s’arrêta un instant sous un tilleul du jardin-avant, pour profiter seule des dernières minutes du jour. Avec le beau soir de mai, la façade était d’un bleu un peu jaune, ou d’un jaune un peu bleu, comme le sable d’une plage à l’aube. Mais Marion ne s’attarda pas : il fallait rentrer et tenter d’intercepter une merguez tant qu’il y en avait encore. Une fête, c’est toujours pareil : abrupt, difficile au début, puis ça roule tout seul jusqu’à la... [Lire la suite]
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26 avril 2012

De ce monde, extrait 2

Il quitta donc à regret l’air frais de la rue et emprunta le premier escalator venu pour rejoindre l’immense magasin de multimédia qui gouvernait d’une main de fer tout le chapelet des petites boutiques autour de lui. Les devantures remplies de sous-vêtements, de chocolats, de chaussures à talon, s’enfilaient à la suite de son imposante vitrine presque vide, comme assujetties à la puissance des quatre énormes lettres qui composaient son enseigne jaune. En se faufilant parmi la cohue de Noël, David aperçut, entre la silhouette d’une... [Lire la suite]
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