26 avril 2012

Vieux poèmes : Et jouir entre tes bras

c'est fou comme la douche était bonne ce soir ; les doux petons frisquets ; satisfait le miroir. Le gel semble moelleux, la souffrance douillette Equipollent celà de jouir entre tes bras.   Culottes en coton, satin et dentelle   Le bois rit à la poupe avarié par le sel bousculant les siphons draguant des étincelles et bouffant de l'étoile autant que du limon.   Culottes en coton, satin et dentelle   Le ciel est rond ce soir comme ta joue bel homme ; Le tissu est poli ;  le bien-être m'assomme. ... [Lire la suite]
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26 avril 2012

La littérature

Il n’y a pas longtemps on a critiqué un de mes textes sur un site de diffusion et d’évaluation. C’était un texte sans prétention qui à l’origine n’était destiné, comme les cassettes vidéos ou les dvd, qu’à un usage privé : c’était une lettre d’amour. C’est vrai qu’elle n’avait pas sa place sur ce site. Mais voilà que mon détracteur pose une question intéressante : il cite ma première phrase : « Tu sais bien comme moi comme la nuit se gonfle dans ces cas-là », ou quelque chose du genre, et poursuit avec cette... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Roman en cours, extrait 1

Samedi 14 juin     Je suis un chien. Un putain de clébard. Tout à l’heure dans la voiture quand Meunier m’emmenait au cocktail de mon cul, moi ça m’allait le silence. Mais il a ouvert sa gueule. À un feu rouge il a dit en prenant l’air pas comme d’habitude, l’air du pro qui se relâche, généreux, le mec, grand seigneur c’est dimanche, il a dit un truc genre : vous devriez vous mettre plus souvent en robe Virginie ça vous va bien. Ha, j’ai répondu, et j’ai regardé très loin par la fenêtre, mais yavait un mur et j’avais... [Lire la suite]
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26 avril 2012

De ce monde, extrait 4

Tandis que Marion pensait encore, Mélissa s’était levée et voletait du buffet à la piste de danse – car la musique venait de reprendre – et de la piste de danse au buffet, intégrant au passage avec la même facilité déconcertante un attroupement de jeunes écervelées et une réunion de couples ennuyeuse. Elle flattait les dos de la main, se souvenait des noms et des détails, était accueillie partout avec le même sourire sincère et familier. A chaque halte au buffet, elle se servait un verre de punch et venait en donner un deuxième à... [Lire la suite]
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26 avril 2012

De ce monde, extrait 3

Il faisait encore clair à neuf heures et demie et Marion, en sortant de sa voiture, s’arrêta un instant sous un tilleul du jardin-avant, pour profiter seule des dernières minutes du jour. Avec le beau soir de mai, la façade était d’un bleu un peu jaune, ou d’un jaune un peu bleu, comme le sable d’une plage à l’aube. Mais Marion ne s’attarda pas : il fallait rentrer et tenter d’intercepter une merguez tant qu’il y en avait encore. Une fête, c’est toujours pareil : abrupt, difficile au début, puis ça roule tout seul jusqu’à la... [Lire la suite]
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26 avril 2012

De ce monde, extrait 2

Il quitta donc à regret l’air frais de la rue et emprunta le premier escalator venu pour rejoindre l’immense magasin de multimédia qui gouvernait d’une main de fer tout le chapelet des petites boutiques autour de lui. Les devantures remplies de sous-vêtements, de chocolats, de chaussures à talon, s’enfilaient à la suite de son imposante vitrine presque vide, comme assujetties à la puissance des quatre énormes lettres qui composaient son enseigne jaune. En se faufilant parmi la cohue de Noël, David aperçut, entre la silhouette d’une... [Lire la suite]
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26 avril 2012

De ce monde, extrait 1

Enfin, il arriva en haut d’une pente vertigineuse. De là, en plein jour, on pouvait voir la forêt tapie dans la vallée, coupée en deux par la rivière comme des cheveux par une raie, et qui laissait jaillir de sa flore mousseuse un gigantesque viaduc ancien en lui mangeant les pieds. La nuit, on ne voyait qu’une masse sombre et rampante, une immense moquette brune rompue par les longues jambes maigres et blêmes du pont qui s’élançait vers le ciel. Mais on entendait, plus fort que le jour, la grosse rivière verte couler. L’haleine... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Ce que m’a enseigné le traitement médiatique de la catastrophe nipponne.

Ce que m’a enseigné le traitement médiatique de la catastrophe nipponne. Les Japonais : citoyens rêvés du capitalisme ?   Depuis le début des catastrophes japonaises, l’éternel rappel du décalage entre héroïsme nippon et hystérie occidentale (et plus particulièrement française) me dérange quelque peu. Il suffit que j’entende ce vibrant hommage au stoïcisme (supposé ?) des habitants de l’île dans une bouche gouvernementale pour que la paranoïa me gagne : va-t-on nous annoncer ensuite que les fainéants de... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Antigone, scène finale

Scène 5 Ismène seule   La nuit, sur le point du jour, Ismène apparaît. Ismène On a jeté ma sœur dans sa grotte hermétique Avec l’entrée barrée d’une porte de pierre. On a bouché les trous où pouvait passer l’air, Le soleil ou les sons, avec du bon mastic. On dit que malgré ça on entendit des pleurs, Des pleurs lestes et forts : c’était des sanglots d’homme Qui épanouissaient l’insolente vigueur De cette redoutable et si tendre voix d’homme. On dit que le monarque entendant cette voix Reconnut aussitôt celle de... [Lire la suite]
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26 avril 2012

Luciole

Luciole : _ Ecoutez, c’est quand la nuit tombe, vous allumez vos lumières et vous vous blottissez dans ces petits carrés dorés. Me voilà, c’est quand la nuit tombe. Alors, de dehors, mes paumes diluent la vitre, je regarde vos visages réjouis, je peux voir vos bouches brillantes, vos yeux lustrés qui sortent de vos joues rouges comme des kystes. C’est quand la nuit tombe, vous êtes tous serrés au chaud dans vos vitres fauves, et je peux entendre vos rires éclater et rebondir les uns sur les autres. Je peux voir passer le flux de... [Lire la suite]
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