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Le féminisme pour les nuls

Petite vulgarisation vulgaire et joyeuse d'un mouvement de libération

 

Bon, ça fait plusieurs fois que l'idée et l'envie me prennent (sauvagement) de faire un topo à la con sur le féminisme. Comme j'ai commencé à m'insurger contre les différences faites entre les sexes à peu près en classe de CE1, j'ai une tendance à penser que j'enfonce des portes ouvertes quand j'évoque le sujet, mais je me rends compte presque à chaque fois que non, peu de gens finalement savent de quoi il s'agit, et c'est presque automatique : quand on prononce le mot féminisme, les clichés et les amalgammes fusent. Ce texte est absolument sans prétention, il n'entend pas révolutionner le féminisme, (car) je ne vous y exposerai pas mes propres théories sur le sujet, et tout ce que je m'apprête à dire ici a déjà été dit watmille fois en watmille fois mieux dans watmille livres. C'est juste un pti truc schématique, écrit à l'arrache et en qq heures, juste pour mes amis que j'aime.

Je dédie donc ce texte à mes ami(e)s qui pensent que le féminisme est dépassé, qu'il a largement rempli son rôle. À ceux qui croient que le féminisme est un mouvement anti-hommes ; à ceux qui croient que le féminisme est un truc de gonzesses ; à ceux qui sont persuadés qu'une féministe est un être hirsute et poilu qui se coupe un sein et travaille à l'avènement la reproduction asexuée ; à ceux qui me brament que le féminisme est le machisme à l'envers ; à ceux qui me demandent par sms à 9h du mat si je pense que le féminisme est l'échec de l'humanisme ; à ceux qui me citent Soral selon qui le féminisme est une création bourgeoise et la féministe l'idiote utile du capitalisme ; à celles qui se défendent d'être féministe avec un grand sourire moqueur et vaguement effrayé, et le ton exact d'un mec qui lance « hého chui pas PD ! ».

 

 

legangmisandre



Mèmes féministes pour casser du troll. Ceci n'est pas un blog de pédagogie, aucune ne vous sera donc fournie.

 

 

Il ne fait pas bon être féministe en ce moment, on dirait. Pas seulement pasque notre vieux pays croulant et criseux se radicalise de tous côtés et semble notamment se faire un devoir de devenir de plus en plus réactionnaire. Pas non plus seulement parce que notre génération, comme toutes les générations, se construit en opposition avec celle de ses parents soixante-huitards et oublie, dans le bonheur du maternage décroissant et la haine du capitalisme, les révolutions qu'ont menées à bien nos mères depuis des siècles au prix de leur fierté, de leur place sociale, et parfois de leur vie. Mais peut-être parce qu'aujourd'hui, se dire féministe, c'est avouer un échec, constater une faille. Dire « je suis féministe », c'est dire « je ne suis pas (encore) l'égale des hommes, je ne suis pas reconnue comme telle ». Et reconnaître que ceux qu'on aime, nos amoureux, nos frères, nos pères, nos potaux, notre crew, ne nous traitent pas en égales, ou ne nous estiment pas en égales, c'est dur. Je crois qu'il y a une part de ça dans le non-féminisme de mes amies. L'idée qu'on se martèle que tout va très bien madame la marquise, qu'on est libérées, qu'on a besoin de personne, et qu'on se tape des bonnes barres entre couillus quand on veut d'abord. Sauf qu'à mon humble avis, c'est totalement faux. Ou pas complètement vrai, si vous préférez les litotes. Bref, ce n'est pas le sujet, j'ai dit que je n'exposais pas mes idées.

 

DONC, ya un truc que j'aime bien faire, quand je parle du féminisme, c'est le comparer de façon extrêêêêmement simpliste aux luttes pour les droits des afro-américains, ou de la lutte antiraciste en général. Dans les deux cas, il s'agit de la lutte d'une « minorité » (extrêmement relative) pour l'égalité des droits. La similitude s'arrête là, sans doute. Mais j'aime bien comparer, ça remet souvent les pendules à l'heure.

Exemple : Orelsan lance une petite chanson taquine sur une jeune fille qui lui a apparemment brisé le cœur, ou cassé les couilles, je ne sais. Esclandre ! Des associations de chiennes de garde s'émeuvent, Ségolène Royal (Canin) s'en mêle, et c'est la censure, le boycott. On ne comprend pas l'humour chez les femmes (d'ailleurs c'est Cavanna qui le dit lui-même, « l'humour est masculin », je savais pas que ces choses-là avaient un sexe, ptet qu'on pourrait dire que les micro-ondes sont féminins et que les pneus ou un problème d'identité transgenre, mais bon si Cavanna le dit...). Après tout ça n'était que deux ou trois petites blagues bon enfant et un poil provocatrices. Petit extrait (au pif) :

« Je déteste les petites putes genre paris hilton
des meufs qui sucent des queues de la taille de lexington.
t'es juste bonne à te faire péter le rectum,
même si tu disais des trucs intelligents t'aurais l'air conne. »

« J vais te mettre en cloque (sale pute)
Et t'avorter à l'opinel
J'veux qu'tu pleures tous les soirs quand tu t'endors
Parce que t'es du même accabit que la pute qu'a ouvert la boite de pandore »

petit bonus d'une autre, pasque je l'aime beaucoup :

« Et le lendemain matin, elles en redemandent, se mettent à trépigner
(Mais ferme ta gueule) ou tu vas t'faire marie-trintigner »

Bien. Maintenant, opérons un petit transfert avec ma super-technique de l'association simpliste. Ca pourrait donner un truc genre :

« j'déteste les sales nègres à la Roselmack

qui tapent sur des tam-tam et baisent comme des macaques

t'es juste bon à t'faire fouetter, va cueillir du coton

même si tu disais des trucs intelligents t'aurais l'air con.

J'vais t'lyncher te cramer (sale nègre)

et te pendre comme un goret (désolée chui pas méga-inspirée j'avoue)

j'veux baiser ta femme gratos pendant qu'tu bosses pour moi

pasque t'es du même acabit qu'l'abruti d'Banania.

Et avoue t'adore ça, vl'a ma pompe viens la cirer

(Mais ferme ta gueule) ou tu vas t'faire James-Anderson-Craiguiser. »

 

 

 

 

Voilà, c'est beau non ? Vous remarquerez le soucis des rimes, quand même. Comment ça, ça a déjà été fait ? Par Légion 88 ? Ah bon. Et ils sont censurés ? Oui ? Ah bon. Qu'on s'entende bien, je ne suis pas pour la censure. À titre personnel, je suis pour que les néonazis puissent chanter au monde entier qu'il faut faire du savon avec la peau des enfants juifs si ça leur plaît. Je parle juste de cohérence. Est-ce qu'une société qui censure des propos de violence raciale peut accepter les propos de violence sexiste. Juste une question, comme ça. Est-ce cohérent de casser du nazillon et de cramer du skinhead au moindre mot de travers et de considérer les paroles d'Orelsan comme une petite blague potache. Juste une question, que je me pose. Vous y répondrez par vous-mêmes. Moi-même, je n'y ai pas encore répondu. Voilà à quoi sert ma super technique du transfert simpliste femme-noir (ou pute-nègre comme vous préférez). Juste à poser des questions. De la même façon, je peux m'interroger de la sorte : pourquoi mon ami militant pour les sans-papiers, les roms, la non-stigmatisation des musulmans, et qui a sa carte aux Black Panthers alors qu'il n'est qu'un petit poitevin à la face de craie né à Pouzioux-la-Jarrie me répond quand je lui parle de féminisme : « ça m'intéresse pas, je suis pas une femme » ? Serait-il un juif-noir-gitan à l'intérieur de lui ? On m'aurait menti ?


 

Donc revenons à nos moutons féministes. Si on compare l'antiracisme et le féminisme, on remarque qu'ils ont tout de même une certaine différence : la justesse du choix du terme employé pour les définir chacun. Féminisme. Ce serait comme dire noirisme. C'est pas méga-opportun. Peut-être que si on parlait d'antisexisme au lieu de parler de féminisme, il serait moins confondu avec une lutte anti-mâle. Remarquez, personne n'a jamais accusé les indianistes de haïr l'homme non-amérindien à cause de leur nom, ni aux zapatistes d'être contre toute personne ne portant pas de sombrero ou ne pratiquant pas le cirque... Et yen a bien qui confondent aujourd'hui antiracisme et racisme anti-blanc, alors... Faut dire que le terme n'a jamais été choisi par des féministes, mais inventé par des lords de la fin du XIXème siècle qui critiquaient ces hystériques ayant pour loufoque prétention de vouloir être traitées en égales de l'homme. C'est un peu comme si les Black Panthers avaient reçu leur nom de Le Pen. Je sais pas pourquoi, je suis prête à parier que leur nom auraient eu plus à voir avec les primates qu'avec les félins...

Si on opère des rapprochements (et pour répondre notre ami DearJohn Dear), on pourrait donc dire qu'il existe un racisme ordinaire, tout comme il existe un machisme ordinaire. J'suis pas raciste mais j'aime pas trop les noirs. J'suis pas macho mais c'est ma femme qui fait la vaisselle. Que les fous furieux façon KKK se retrouvent chez nos amis les « masculinistes » ou chez ces charmants misogynes autour de nous qui n'ont pas peur de clamer la supériorité du genre masculin un peu partout, même à la télé (et ça, ça passe toujours...). Je viens de chercher sur google pour trouver un terme pour le contraire de machisme. Premier résultat, bingo : féminisme... Donc comme le terme en lui-même n'existe pas au sens familier, peut-être parce que très rares sont les cas recensés d'un tel mode de pensée, il faudrait parler de misandrie, ou un truc du genre. En fait, ce terme existe bien, et il est très aimé des masculinistes, tout comme les fachos adorent parler de racisme anti-blanc.

 

Bref, l'antiracisme et le féminisme ont de nombreux points communs, et notamment l'immense éventail de nuances qu'ils possèdent. Car aussi vrai qu'il y a un gouffre entre « touche pas à mon pote » et the Nation of Islam, il y a des kilomètres de dénivelé entre la féministe docile façon Betty Friedan et une Gouine Rouge. Car avant de parler de « féminisme » comme d'un outil ou d'une supercherie, comme le fait Soral quand il avance par exemple que le féminisme est bourgeois (sans déconner il est né, comme toutes les théories humanistes, dans un univers confortable et érudit et pas dans un monde analphabète, exploité ou baillonné, dans un bordel ou dans un champ de coton ? Merde alors, et moi qui croyais que Marx avait du cambouis sous les ongles et que Voltaire faisait les trois huit...), il faut savoir de quoi on parle. Le féminisme, quel féminisme ?

 

Je vais essayer de vous retracer quelques uns de ses mouvements dans les grandes lignes, de façon toujours extrêmement simpliste, vu que vous êtes des crétins de phallocrates lobotomisés par l'élite masculiniste. Il ne s'agit pas de choisir son camp. Il s'agit de se rafraîchir au bon air du savoir et de se construire une opinion propre en faisant son marché chez les grandes penseuses et les grands penseurs qui ont marqué l'histoire du féminisme. C'est ce qu'il y a de bien dans les mouvements sans parti : on est pas obligés d'adhérer à tout.

 

Au commencement il y avait... Beauvoir. Et non, buuuup, mauvaise réponse !

Ça commence bien avant, et même sans doute bien avant bien avant, mais il fut une époque ou la femme était trop occupée à pondre ou à récurer pour apprendre à lire et à écrire ou avoir le temps d'avoir une opinion et de l'exprimer, et aussi une époque où on brûlait assez rapidement toute femme aux idées divergentes. Donc pas de trace d'un féminisme (du moins féminin, car nombreux sont les écrivains mâles qui prirent parti de près ou de loin (plus souvent de loin quand même) pour la condition féminine depuis qu'on sait écrire). Bon je vais pas vous retracer l'histoire du féminisme hein, Olympe de Gouges et tout le tralala, ya wikipédia pour ça.

Ce qui m'intéresse, c'est les grandes lignes, et surtout ce qu'il en est aujourd'hui.

 

En gros, d'abord un féminisme social, égalitaire, si je puis dire. Libéral, je crois qu'ils appellent ça, mais l'avenir qu'a connu ce terme me le rend un poil répugnant. Celui qui, et ce dès 1789, poussa les femmes à réclamer les droits civiques dont jouissaient les hommes. Il y a celles qui font ça façon lutte des classes, comme une revendication en mode sans-culottes, communardes ou communistes. Et celles qui ne s'empêchent pas d'être de droite quand même. L'égalité pour les femmes mais pas pour les pauvres, faudrait voir à pas exagérer.

Le droit de vote, d'abord, évidemment. Et ce fut plus long et pénible qu'on l'imagine, avec les suffragettes et tout le taintoin : en réalité, dès la Révolution Française, dès l'avènement du droit de vote en tant que tel, certaines ont l'impudence de le demander pour les femmes. Du coup on leur coupe la tête, normal. Faut pas être fute-fute pour pas savoir que le Français, c'est un peu un gosse : paraît qu'il faut qu'un môme goûte 4 fois un plat avant de l'aimer. Bah le droit de vote des femmes, c'est comme les épinards : il a fallu presque deux siècles pour que ces messieurs se fassent à l'idée. Droit de vote, droit à l'éducation, droit à la liberté, à la liberté de travailler, de percevoir son propre salaire, d'entreprendre, d'ouvrir un compte en banque, de choisir un mari librement (ou de ne pas se marier), de présider à son propre destin... (et pourquoi pas cent balles et un mars ?) Le fondamental, en gros mais si on y regarde bien aujourd'hui, c'est pas encore gagné-gagné.

 

Puis ya la « new wave » du féminisme. Le leitmotiv ? Au-delà de la lutte des classes socialistes, au-delà de la revendication sociale, on ne peut modifier la condition féminine sans toucher à la sphère privée : et c'est parti pour le droit à la contraception, au contrôle des naissances, à la dénonciation des violences faites aux femmes, à la condamnation du viol (on aura tout vu). Puis soulignement des mécanismes pernicieux du patriarcat. Du poids des représentations médiatiques. Des discours déviants, du machisme inconscient... du non-dit, des sous-entendus et des schémas ancestraux.

C'est là, ici-même, que s'amorce la réelle pente glissante. Car la new wave féministe touche aux rapports hommes-femmes dans tout ce qu'ils ont de plus intime. Et d'inquantifiable. Il y a des extrapolations, des exagérations. Ou bien on taxe la moindre remarque d'exagération. C'est là que devenir féministe devient une maladie honteuse. Et c'est sans doute là que commence le courage ou du moins l'engagement d'être féministe. Et la difficulté à faire avancer les choses...

 

À partir de ce moment où les femmes ont conquis le droit et le temps de se penser elles-mêmes, elles se sont mises à se chamailler sur des questions philosophiques. Ne nous plaignons pas. C'est le luxe de l'Homme libre.

Il y a eu Beauvoir, immense, Beauvoir. La lecture du Deuxième sexe, caviar qui ne vieillit pas, devrait être obligatoire dès la sixième. Pourquoi nous mâche-t-on les tympans à coup d'abolition de l'esclavage et de Résistance Française et ne nous parle-t-on jamais, à l'école, de la lutte pour les droits des femmes ? Beauvoir : Toute l'histoire des femmes fut placée sous le joug de l'homme. À cause d'un déterminisme purement éducatif et social, les femmes sont passives, les hommes cruels, les deux sont coupables, et les deux changeront la donne ensemble. Ô surprise, la sexualité féminine existe, bien qu'inexplorée par les deux partis (dieu que cette schématisation de cette immense œuvre est laide et réductrice).

 

Partant de ce qui pourrait nous sembler de l'enfonçage de portes ouvertes mais qui fit un scandale tonitruant à l'époque (ya pas si longtemps que ça), les cerveaux féministes (et non féminins exclusivement, puisque la plupart des grands penseurs de la seconde moitié du XXe siècle, Deleuze, Derrida, Bourdieu, etc. se sont penchés sur le sujet) se sont mis à tisser un réseau de conséquences cérébrales...

 

Il y a les essentialistes : les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes mais sont fondamentalement, de nature, différentes. Réformer la société, c'est la réformer en douceur, par la législation. Et sur la forme, pas sur le fond. Le féminisme est une question de droit concret, pas d'existentialisme. Un féminisme à la Kosciusko-Morizet, en somme.

 

Les différentialistes ont un peu la même conception du truc, à la base, mais n'en font pas la même chose. Les hommes et les femmes sont différents. Vouloir gommer cette différence, c'est jouer le jeu des phallocrates qui estiment que seules les caractéristiques mâles sont positives. En somme, lutter pour le droit des femmes, c'est imposer cette différence comme un droit et même l'affirmer comme une valeur égale aux vertus viriles.

 

À l'opposé, il y a les matérialistes, qui estiment que la lutte contre le patriarcat doit se faire conjointement à celle contre le capitalisme. Pas après. En même temps. La lutte féministe est une lutte politique, en acte, pas seulement en législation mais en révolution. Certaines vont même jusqu'à prôner le séparatisme des sexes. Le genre est une création née de l'éducation. « On ne naît pas femme, on le devient. » Cette problématique va être fouillée, poussée jusque dans ses retranchements. Qu'est-ce qui fait un homme ? Une femme ? Une sexualité ? Ça vous paraît évident ? Je ne saurai que vous conseiller (vous supplier ?) de lire Judith Butler et consorts. C'est parmi les matérialistes que sont nées ces féministes poilues et hystériques de l'image d'épinal. Mais on ne peut résumer ce mouvement à des amazones lesbiennes pleine de haine pour le genre masculin.


Le Gang Misandre



Mèmes féministes pour casser du troll. Ceci n'est pas un blog de pédagogie, aucune ne vous sera donc fournie.



 

Dans la même idée du genre comme un concept construit, mais aux antipodes sur la question de la sexualité, on trouve les féministes pro-sexe. Non seulement la pornographie, la prostitution et la sexualité en général ne sont pas des outils d'asservissement ou de dégradation de la femme, mais, au contraire, elles sont des armes. La posture puritaine du féminisme classique, qui fait du commerce du sexe un crime et de la femme sa victime est fustigée comme une vision inconsciemment machiste d'une sexualité féminine soi-disant plus fragile, moins désirante, et plus soumise à des règles morales.

 

 

Au milieu de tout ça, on peut placer nos « stars » du féminisme, et l'on s'aperçoit vite qu'elles n'adhèrent à aucun courant en particulier, ou qu'elles adhèrent à plusieurs à la fois : comme E. Badinter qui oscille sur la question du genre entre un différentialisme mou et un matérialisme tiède. Alonso, qui donne du matérialisme radical son image la plus crétine et dont le caractère politiquement correct s'accorde mal avec l'engagement radical du mouvement des débuts. Ou Despentes qui sait garder le bon du matérialisme en allant tout au bout de la logique pro-sexe.

 

Voilà, c'est là que s'arrête mon féminisme à l'usage des nuls. Il y aurait encore tant à dire... Mais je n'ai pas le temps ni les compétences pour le faire de façon exhaustive. J'espère juste que ce résumé grossier, que cette vulgarisation vulgaire et incomplète vous aura au moins donné envie d'en savoir plus. Car avant de parler des féministes et du féminisme, avant de me crier, ô ma sœur, ton « je ne suis pas féministe », avant de me rétorquer, ô, mon frère, que ce n'est pas ton problème, lisez ! Lisez lisez lisez. Woolf, Beauvoir, Kristeva, Badinter, Despentes, Butler, Deleuze, Bourdieu, Irigaray, Preciado, W. Delorme, Guillaumin, Alonso même s'il le faut... Lisez, car on ne vous apprendra pas ça à l'école... ni dans une discussion alcoolisée de fin de soirée.